26 octobre : Les bruits d'oiseaux et le BigMac qui n'en était pas un
Petit disclaimer (loi 101: notice de déresponsabilisation?) que j'écris à la fin : je me suis perdu dans beaucoup de parenthèses en écrivant cette entrée, et j'avais beaucoup trop de temps d'avion, donc c'est pas mal plus long que d'habitude. Votre lecture pourrait en être affectée, la supervision des parents est suggérée.




---
On me pardonnera ce long titre, cher lecteur. Tu t'y attends, lorsqu'on a 3 vols à prendre en un peu plus de dix-huit heures, ça donne plusieurs moments d'attentes, que ce soit à l'aéroport de départ, mais aussi entre les vols. En l'écrivant, je le réalise, c'est bien évident. Tout ça, c'est pour dire qu'il s'en est passé, des choses, dans tout ce temps d'attente! Mais, comme une bonne chanson qui te tease (loi 101: t'appâte?) sa mélodie dès le départ, laisse moi maintenant reprendre ma journée depuis le début...
Après un sommeil relativement réparateur, quoique court (c'est ma faute, les bagages n'ont été finis que très tard, et j'ai consacré un peu trop de temps de ma soirée déjà chargée à apprivoiser un logiciel plutôt qu'à préparer mon ordinateur pour la compétition), j'avale quelques tranches de melon miel Canary (look it up) ainsi qu'une rasade de lait au chocolat Québon (y a t'il meilleure boisson?) avant de prendre la route à pied vers la station Université-de-Montréal. Le beau paysage automnal qui s'offre à moi ce matin contrastera clairement avec le début de printemps et les 30 degrés annoncés toute la semaine à Santiago De Chile! Je pars avec mon coton ouaté, mais j'ai pas mal de camisoles dans mon bagage à main. Parlant de mon bagage à main, le voilà tout heureux à attendre son tour pour traverser la rue. Non, je n'ai pas d'animaux, donc oui, j'ai le droit de personnifier mon bagage à main.
Le trajet en métro se déroule sans anicroche dans la direction de D'Iberville (trouve la figure de style 👀 - wow, jamais je n'ai mis d'emoji dans un blogue avant, je vais peut-être commencer), où je rejoins Christophe qui m'attend, tel un valet, à la sortie de la station pour me mener vers la voiture de sa soeur, qui a gentiment accepté de nous lifter (loi 101: transporter?) vers l'aéroport. Je t'épargne, cher lecteur, le processus de notre entrée à l'aéroport jusqu'à notre arrivée aux douanes américaines: l'aéroport était pratiquement vide, autant dire que c'est allé très vite.
Il faut préciser que j'apporte avec moi quelques médicaments de prescription, au cas où mon poignet en aurait besoin. La question se posait donc, dois-je déclarer à la toujours très sympathique douane américaine que je transporte du cyclobenzaprine? Après un moment d'hésitation, je finis par décider de le déclarer - bonne décision. C'est passé comme dans du blé d'inde chaud qui roule dans du beurre (j'ai voulu réinventer l'expression, puis l'image du beurre qui fond m'a donné mal au coeur - autant pour moi). Rapidement, on fait notre chemin vers le Salon Odyssée Desjardins (version États-Unis, cette fois). Si tu as suivi mon voyage précédent en Norvège, tu sais que ma carte de crédit (merci Genium360) m'autorise 8 entrées gratuites dans ces salons, qui offrent repas, boissons et cocktails à volonté. Puisque c'est aussi possible de donner ces entrées aux autres, j'en partage une avec Christophe, et je convaincs (avec un sourire, une once de persévérance et un grain de sel de Karen-isme) le préposé de laisser entre notre troisième comparse de voyage, Constance, lorsqu'elle arrivera à l'aéroport plus tard. La photo suivante se chargera pour moi de décrire le déjeuner; à ce que je sache, une image vaut toujours bien mille mots, alors autant que j'évite d'user trop tes yeux, cher lecteur.
Si tu peux y croire, cher lecteur, trouver une prise de courant dans ce salon (payant, rappelons-le), n'a pas été chose simple. Un préposé nous indique finalement ce qui semble être la seule prise fonctionnelle, et on s'installe. Mon ambition de résoudre un défi de cybersécurité sur les tortues 🐢 pendant ce temps d'attente a été contrariée par ma recherche d'électricité, ma volonté de boire un cocktail, et mes discussions sur les bruits d'oiseaux. Par contre, j'ai une piste intéressante!
Parlons-en, de ces bruits d'oiseaux. Ça ne fait pas le titre du blogue pour rien! On a fini par constater qu'ils étaient joués à la grandeur du terminal, après avoir d'abord pensé qu'il s'agissait d'un douteux choix d'ambiance du Salon Desjardins (peut-on vraiment s'en vouloir, à en juger par l'apparence des murs?).
Bon. C'est mineur, mais après 2 heures à se faire jouer le même clip d'oiseaux aléatoires, ça finit par rendre un peu fou. Heureusement, Constance finit par nous rejoindre après quelques side quests (loi 101: quêtes de côté? I wish), et on jase pour les quelques quinzaines de minutes qui nous restent. Mention spéciale à la machine distributrice de gâteaux arc-en-ciel aux couleurs clairement très chimiques.
Tout. Allait. Si. Bien. Cher lecteur, un voyage n'en est pas un sans ses péripéties rocambolesques et déjantées : je nomme, l'enregistrement forcé de nos bagages à main. Tu le sais si tu me lis souvent, c'est dur pour moi de composer avec la perte de contrôle associé à la disparition momentanée de mon bagage à main. Et puis, lui ayant donné une personnalité ce matin, c'est un peu comme une séparation forcée! Bon, j'exagère et je dramatise pour l'histoire, reste que ça ne m'a pas rendu des plus heureux. Au moins, considérant nos escales plutôt courtes, les gens du comptoir ont apposé un autocollant orange fluo pour indiquer nos bagages comme étant "à transfert prioritaire". C'est au moins ça. Quelle chance de n'avoir eu personne à côté de moi pour ce premier vol jusqu'à Chicago, je dois le dire. L'atterrissage fut très doux, et j'ai profité du trajet pour lire une des deux histoires contenues dans le livre de François Blais (écrivain à mon humble avis talentueux et décédé bien trop vite) que j'avais trimballé : "Les rivières suivi de Des Montagnes". Je m'abstiendrai d'en faire la critique ici.
Mon passage à l'aéroport de Chicago se résume à la consommation d'un hamburger chez McDonald's. Il faut savoir, cher lecteur, que je n'ai jamais mangé de hamburger chez McDonald's au Québec, du moins, je n'en ai pas souvenir (rien ne dit que ce n'est jamais arrivé dans ma jeune enfance). Voyager étant l'occasion d'essayer de nouvelles choses, je me suis dit que c'était à-propos. Pensant que le hamburger à 3$ que j'avais commandé était un BigMac, je me suis dit que j'avais coché quelque chose sur ma bucket list (loi 101: ma liste sceau?).
Christophe me fit rapidement déchanter - un hamburger du McDonald, ce n'est pas nécessaireme un BigMac. Bon. Il faudra donc réessayer au retour!
Vers Dallas, je prends le temps de commencer l'écriture de ce blogue tout en regardant le gars dans le siège devant moi qui joue à Plague Inc. Je me dois de raconter une petite anecdote: alors que je décide de manger les glaces restantes dans mon verre de Ginger Ale, j'en échappe une par mégarde qui tombe de ma bouche vers la cuisse de la dame à ma droite. Miracle, elle ne s'en rend pas compte et on ne saura jamais ce qui est advenu de la glace en question 😅
L'aéroport de Dallas est énorme, autant qu'il faut s'y déplacer entre 5 terminaux avec un train qui l'encercle. Avec un peu moins d'une heure avant l'embarquement de notre ultime vol vers Santiago, on se depeche à trouver notre chemin. Le hic, c'est que mes écouteurs Bluetooth, que je n'amène pas d'habitude, sont déjà déchargés. En plus, je n'ai pas mon adapteur USB-C vers prise Jack. Résultat? Jouer à la poule sans tête dans le terminal D à la recherche du combo d'accessoires le moins cher. La tristesse, c'est que les choses sont chères, dans un aéroport... Je t'épargne les détails de ma quête, mais je finis par avoir des écouteurs bien ordinaires pour ce qui évaudra à une cinquantaine de dollars canadiens. Une spectacle brésilien spontané devant une porte attire brièvement notre attention (oui j'ai traîné Christophe dans ma quête), puis après une brève hésitation concernant l'achat d'un BigMac (histoire de boucler la boucle), je décide finalement que le temps restant et l'absence d'un système informatique fonctionnel pour la réception de commandes ne jouent pas en ma faveur, aussi l'idée a-t-elle été reléguée à l'arrière-plan.
On rencontre Dan, Malcolm et Lauren devant la porte D33, trois autres joueurs de l'équipe canadienne, et puis un coach et un joueur de l'équipe USA, à qui on serre brièvement la main avant d'entendre l'appel de notre groupe, toujours le dernier. Petit à petit, l'équipe se forme - il faut dire que les vols arrivant au Chili les 26 et 27 octobre doivent contenir de bonnes proportions de joueurs internationaux pour notre compétition à venir!
Le vol étant un vol de nuit sans événement particulier avant minuit, c'est ici que je terminerai cette entrée, après avoir visiblement explorer tous les recoins de ma journée mouvementée. À demain, et souhaite-moi bonne chance pour les 9 heures de vol, cher lecteur!
Commentaires
Publier un commentaire